« Je n’achète plus que des vêtements de seconde main depuis trois ans », confie Camille Aubertin, 29 ans, dans son appartement parisien où les portants de vêtements chinés occupent une bonne partie du salon. Un choix qu’elle assume pleinement, entre conviction écologique et lassitude face à la fast fashion.
« Au départ, c’était surtout une question de budget. Et puis j’ai commencé à me renseigner sur l’impact de l’industrie textile, et il n’était plus question de faire marche arrière », raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle estime avoir économisé plusieurs milliers d’euros depuis qu’elle a arrêté d’acheter du neuf.
Vide-dressings entre amies, friperies de quartier, plateformes de revente en ligne : Camille a développé un vrai savoir-faire pour dénicher les bonnes pièces. « Il faut de la patience, et accepter de ne pas trouver exactement ce qu’on cherche tout de suite », prévient-elle.
Un mode de consommation qui séduit une part croissante de la génération Z et des jeunes actifs, selon plusieurs études récentes sur les habitudes d’achat vestimentaire en France.


